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La pose de ventouses en médecine chinoise

Par Patrick Ledrappier

 Patrick Ledrappier est l’auteur des dossiers mensuels « Les secrets de la médecine chinoise – LE JOURNAL DES BIENFAITS DE LA MEDECINE ET CIVILISATION CHINOISE AU SERVICE DE VOTRE SANTE » publiés par Santé Nature Innovation depuis 2015. Il est également président de l’ONG Médecine & Pharmacopée Chinoises France.

           Quand on évoque la pose de ventouses on pense souvent à la médecine chinoise, mais cette technique thérapeutique a été utilisée dans de nombreuses civilisations, que ce soit en Amérique du Sud, dans la Grèce antique, en Afrique, en Égypte ou encore en Inde.

         Comme beaucoup de techniques ayant démontré leur efficacité sur plusieurs millénaires, la pose de ventouses a pourtant failli disparaître en Occident avec la venue des puissants antibiotiques et, avec eux, du mirage savamment entretenu par l’industrie pharmaceutique et ses obligés qui essaient de nous faire croire que la chimie de synthèse et les vaccins pourraient nous débarrasser de toutes les maladies.

          Fort heureusement, l’Asie a su préserver cette tradition. Bien sûr, comme les autres techniques de la médecine manuelle, la pose de ventouses agit immédiatement sur la circulation du Qi et du Sang d’une zone cutanée et sur les Méridiens Tendinomusculaires qui la traversent. Cette action permet donc de chasser le Froid, d’animer le Yang, de dissoudre les Stases de Sang et de désobstruer les Méridiens.

              Jusque-là, rien de très original par rapport aux autres techniques. Toutefois, c’est sans doute avec la pose de ventouses que l’on obtient les résultats les plus rapides et les plus permanents dans le traitement des blocages articulaires ou musculaires et des douleurs qui y sont associées…

         Pensez-y pour un torticolis par exemple, mais pas seulement : dans le traitement des bronchites et des congestions nasales aussi, ou encore en cas d’infections inflammatoires rhino-pharyngées.

                Précisons qu’en Suisse, sa pratique est remboursée par de nombreuses compagnies d’assurances maladie.

              Utilisée un peu partout depuis la nuit des temps pour extraire le venin et le poison du corps après une piqûre ou une morsure, la pose de ventouses est très fréquemment associée à la saignée.

             D’ailleurs, quand ce n’est pas le cas, on parle de « ventouses sèches ».

            En France, après les abus de la saignée [1], il faut attendre le XVIIIe siècle pour que la pose de ventouses devienne quasiment le principal acte médical empirique dans le traitement des maladies respiratoires comme la tuberculose, les pleurésies sèches ou les bronchites aiguës, mais également pour les hépatites, la fièvre, les troubles de la menstruation, l’arthrite et les névralgies.

            Charles-Émile François Franck (1849-1921) parle au sujet de la pose de ventouses d’un « mécanisme réflexe ». Il aurait observé sur des chiens que lorsque les nerfs sensitifs cutanés sont sollicités d’une manière ou d’une autre, cela produit un effet réflexe à l’origine d’une vasoconstriction, c’est-à-dire une diminution du diamètre des vaisseaux sanguins.

La pose de ventouses et l’autohémothérapie

          Dans les années 1920, un article de Louis Hallion (1862-1940) paraît dans la Revue de biologie appliquée et suggère que la pose de ventouses enclenche le processus physiologique de l’autohémothérapie en provoquant une extravasion de sang dans les tissus sous-cutanés.

           Une idée très séduisante pour les traitements des maladies chroniques lourdes.

           En effet, l’autohémothérapie consiste à faire produire des macrophages par la moelle osseuse en présentant à son système immunitaire son propre sang prélevé dans une veine et réinjecté dans un muscle. Il est ainsi considéré comme un corps étranger et les macrophages produits par cette injection se chargent d’éliminer les virus, bactéries et autres cellules indésirables.

Il faut savoir que le taux normal de macrophages dans le sang est d’environ 5 %. Or, les praticiens actuels feraient monter ce taux à 22 %.

Si vous n’en avez jamais entendu parler, c’est normal ! Cela se passe au Brésil, car naturellement, c’est interdit en France…

Ils ont eu recours à la pose de ventouses

 

         Hippocrate (460-377 av. J.-C.), dans L’Art de guérir, en parle comme d’une ancienne technique de soin utile dans les traitements des hémorragies utérines, des angines ou encore pour décongestionner une articulation.

         Asclépiade de Bithynie (150-65 av. J.-C. environ) les utilise pour traiter le tétanos, les contractures musculaires et les varices. Quand il ne pratiquait pas une pose sèche, il scarifiait la zone concernée afin de faire saigner.

         Aretaeus de Cappadoce (1er ou 2e siècle) s’en sert dans le traitement de l’épilepsie, derrière l’oreille, après scarification.

         Gallien (129-216) place de grandes ventouses sur les hypocondres pour arrêter les hémorragies nasales.

         Théophane Chrysobalantès (Xe siècle) scarifie les veines sublinguales avant d’y poser des ventouses pour soigner les angines.

 

Avec l’aimable autorisation de Santé Nature Innovation

[1] Au XVIe siècle, on prélevait jusqu’à 7,5 l de sang en quelques jours si l’on en croit Leonardo Botal (1519-1587), et il n’était pas rare, sous le règne de Louis XIV 1638-1715) que la saignée ne vous achevât lorsque la maladie n’arrivait pas à le faire.

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