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Qu’est-ce que la médecine chinoise ?

 

Par Patrick Ledrappier

 Patrick Ledrappier est l’auteur des dossiers mensuels « Les secrets de la médecine chinoise – LE JOURNAL DES BIENFAITS DE LA MÉDECINE ET CIVILISATION CHINOISE AU SERVICE DE VOTRE SANTÉ » publiés par Santé Nature Innovation depuis 2015.
Il est également président de l’ONG Médecine & Pharmacopée Chinoises France.

Qu’est-ce que la médecine chinoise ?

                C’est l’intégration, dans l’art de soigner ancestral chinois, des lois naturelles, vues et comprises par des intellectuels et penseurs chinois des différentes époques concernées.

            L’art de soigner ancestral chinois, comprenait des sacrifices, vraisemblablement humains dans une période très ancienne, avant et au début des Xia (2100 – 1600 av. J.-C.), pour ensuite être des sacrifices d’animaux.

              C’est vers la fin des Xia que semblent être apparus des rudiments de diététique, d’herboristerie, de massages, de chants incantatoires et d’utilisation d’os et d’arêtes pointus utilisés pour piquer là « où cela fait mal ».

            Ces différentes techniques empiriques se mêlaient aux interventions de sorciers, chamans et autres guérisseurs qui, à l’aide de talismans, invoquaient des puissances numineuses diverses.

               Parmi ces puissances invisibles, il y avait les « ancêtres » dont les forces de leur esprit restaient parmi les vivants.

              Cela donna ensuite naissance au « Culte des ancêtres », dont on peut voir encore de nos jours des vestiges aux pieds de certains immeubles ou boutiques en Asie ou dans les quartiers asiatiques avec ces petits hôtels chargés d’offrandes diverses et de bâtons d’encens qui se consument.

              Il est très difficile de déterminer avec précision à partir de quand cette intégration, scientifique progressive, s’opère dans l’art de soigner ancestral chinois, XX°, XV°, XI°, VIII° ou plus vraisemblablement à partir du VI° siècles av. J.-C. ?

            Ce que l’on sait, c’est qu’aux alentours du III° siècle av. J.-C.,  l’art de soigner ancestral se transforme en « médecine », discipline scientifique chinoise qui concerne tout aussi bien les soins apportés aux malades, que la prévention des maladies, l’hygiène, la sexualité sans oublier la longévité de l’existence.

     III° siècle av. J.-C., naissance officielle de la médecine chinoise ?

             Ce que l’on peut dire, d’après les travaux de différents historiens, dont ceux de Paul Ulrich Unschuld, c’est que la médecine chinoise apparaît dès cette époque, comme une discipline qui théorise la physiologie humaine, les maladies et leur apparition, les soins à prodiguer aux malades, d’après des logiques rationnelles de causalités, d’un phénomène à un autre, qu’expliquent les seules lois naturelles (auxquelles tous doivent se soumettre, y compris l’empereur, pour le bien de la communauté).

             Nous pouvons penser que ces nouvelles compréhensions des maladies et de leur guérison, véritables bouleversements intellectuels, apparaissent dès le début de l’époque des Royaumes combattants (475 à 221 av. J.-C.), voire lors de la période des Printemps-Automnes (722 à 476 av. J.-C.).

             Toutefois, les textes retrouvés à la fin du XX° siècle dans différents tombeaux, dont ceux de Mawangdui, sont plus récents.

             En effet, d’après la datation chimique et physique de leurs supports, ils  nous viendraient II° et I° siècle av. J.-C.

            Ainsi, en l’état des connaissances historiques actuelles, faire remonter les origines de la « médecine chinoise », comprise comme un ensemble de théories fondamentales établies en conformité aux lois naturelles, avant le II° siècle av. J.-C., ne correspond pas à la réalité historique, tel que nous pouvons l’appréhender aujourd’hui.

         En comparaison, la médecine grecque opère cette transition « Art de soigner ancestral grec / inclusion des lois de la nature perçues par les penseurs grecs de l’époque» dans la compréhension de la maladie et des soins à apporter pour y remédier à partir du V° siècle av. J.-C.

              La Grèce d’alors comprenait une grande partie de celle que nous connaissons aujourd’hui ainsi que la quasi-totalité du pourtour de la mer Égée et de ses îles.

              Il est important de relever la différence fondamentale qui existe entre la compréhension des phénomènes naturels retenue par les Chinois et les Grecs à ces périodes.

En effet, lorsque l’on parle de lois naturelles, on parle de celles qui vont nous permettre de faire naviguer des « villes flottantes » sur les mers et les océans, de faire rouler des trains sur des rails à 600 km /h, de positionner en orbite terrestre la Station spatiale internationale ou encore de détruire l’humanité avec l’armement nucléaire.

On parle de tout ce que les développements scientifiques de ces lois permettront d’inventer en occident à partir de la Renaissance et de l’arrivée du capitalisme mercantile.

Joseph Needham (1900-1995), un biochimiste et sinologue qui devint expert de renommée mondiale en histoire des sciences et techniques chinoises, considérait que plus d’une centaine d’inventions majeures (imprimerie, boussole, extraction de gaz à plus de 600 mètres de profondeur, etc.) avaient été découvertes en Chine jusqu’à 1500 ans plus tôt qu’en Occident à la Renaissance.

                Pour les Chinois, leurs penseurs des périodes préimpériales classiques (avant -221 av. J. -C.), organisent leurs connaissances par catégorisations et mises en corrélations des choses, des êtres et des phénomènes.

Cette méthodologie est à l’origine de ce qui est appelé la « Loi des Cinq Mouvements » (et non pas des Cinq Éléments).

Cette loi systématise les correspondances qui existent entre les choses, les êtres et les phénomènes.

Ce sont ces correspondancesqui participent aux processus universels de transformations de ces mêmes choses, êtres et phénomènes grâce à un mouvement énergétique également universel, qu’ils ont appelé le « Qi » et qui lie énergie et matière dans des variations qu’ils ont appelées Yin-Yang, ou, encore, le mouvement Yin-Yang du Qi.

Les penseurs et scientifiques chinois de ces époques s’intéressent aux processus énergétiques des forces universelles et leurs constats s’inscrivent dans la Loi des Cinq Mouvements.

Pour la médecine chinoise, cette conceptualisation des lois naturelles s’ancre définitivement dans ses grands principes fondamentaux tels qu’on peut les lire dans des textes comme le Huangdi Neijing (Suwen et Lingshu) (IV°ou III° av. J. -C. au VII° siècle de notre ère) ou encore dans le Shang Han Lun daté du II° siècle.

                Pour les Grecs, avec Thalès, Anaximandre, Anaximène et Empédocle (entre le VII° et le V° siècle av. J.-C.), on s’intéresse principalement à la décomposition des phénomènes afin de les observer et de les comprendre d’après ce qui les constitue matériellement, d’après les matières premières qui sont en jeu.

 

Ainsi, les Grecs ne parleront pas des « Mouvements », mais des « Eléments ».

À ce sujet, au commencement, il y eut Thalès de Millet, Ionie (625 – 547 av. J.-C.),qu’Aristote (384-322 av. J.-C.), dépeint comme le premier philosophe grec qui déclara vers l’an 580av. J.-C., et après avoir observé les résultats d’une inondation sur les végétaux en Égypte, que « toute vie a pour base l’eau »(précisons qu’avec cette affirmation, Thalès passe pour être le fondateur de l’histoire scientifique européenne, ce qui semble tout de même un peu léger).

Anaximandre (620 – 546 av. J.-C.) n’était pas d’accord avec lui et, vers l’an -560, il parla d’une substance indéfinie, l’apeiron, comme étant à l’origine de tous les éléments.

Anaximène (585 – 525 av. J.-C.), ne croyait ni en l’eau ni en l’apeiron et proposa vers -546, l’air.

« Mouvements » et « Eléments », « énergie » ou « matière », « substances naturelles » et « substances chimiques », sont autant de lignes de partage entre les sciences naturelles chinoises et occidentales telles qu’elles ont été comprises par deux « civilisations » que beaucoup de choses différencient.

Ce sont ces lignes de partage qui nous viennent de plusieurs siècles av. J.-C. qui séparent définitivement la « médecine » occidentale, qui semble s’être donnée corps et âme à l’industrie pharmaceutique chimique dès la fin du XIX° siècle, et la médecine chinoise naturelle, la médecine de l’avenir.

1585 – Leçon de médecine chinoise donnée par Nakata Tokuhon (Japon).Célèbre médecin de la période Azuchi-Momoyama (1573-1614)

       La médecine chinoise.

                           À partir de la compréhension des lois naturelles par les penseurs chinois de l’époque, et de leur déclinaison dans la Loi des Cinq Mouvements, il été décrit et théorisé la physiologie humaine, la compréhension de ce qu’est l’état de bonne santé, l’état de maladie et l’état de guérison à travers ce qu’il est convenu d’appeler :

K

Le Qi ;

K

Le YinYang ;

K

Les théories des causes des maladies ;

K

La théorie des « Cinq Mouvements » ou des « Cinq Phases » ;

K

La théorie des « Organes-Entrailles » ;

K

La théorie des « Méridiens ».

 

    Armes thérapeutiques :

K

Le Qigong ;

K

La diététique ;

K

Les massages (tuina) ;

K

La sexualité (n’est plus d’actualité) ;

K

Le Shiatsu (développé au Japon) ;

K

La moxibustion ;

K

L’acupuncture;

K

La pharmacopée.

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